Comme tout territoire soumis au phénomène de périurbanisation, le territoire de Cap 3B a vu s’opérer une forte et rapide mutation de son paysage agricole.
Entre 1979 et 2000, les exploitations agricoles ont décru de façon considérable. Pratiquement la totalité des communes de Cap 3B a perdu plus de 40% de leurs exploitations. Ainsi, on recensait 848 exploitations professionnelles en 2000. Ce phénomène s’est traduit par une augmentation de la moyenne de la Surface Agricole Utile (SAU) par exploitation ( x 1,5 entre 1988 et 2000). En 2000, la SAU moyenne est de 56 ha. Cependant, on constate la raréfaction des petits systèmes d’exploitation (-50ha) au profit d’exploitations pouvant dépasser les 150 ha voire 200 ha.
En outre, le phénomène de périurbanisation a eu comme effet la réduction du pourcentage de la SAU par rapport à la surface totale communale. Ainsi, en 21 ans, la SAU a diminué de 42% pour Bourg-en-Bresse et de 52,3% pour Ceyzériat.
De plus, on observe un vieillissement des chefs d’exploitation similaire à la moyenne régionale. Ainsi, les agriculteurs de moins de 40 ans ne représentent plus que 26% tandis que les plus de 55 ans représentent 34%.
Deux zonages d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) : « Volaille de Bresse » et « Comté » sont présents sur le périmètre du CDRA. Et, l’AOC « Beurre et Crème de Bresse » est en cours de certification et soutenue dans le cadre du CDRA. Sur le territoire de la Dombes, la production de carpe est reconnue par une IGP (Identification Géographique Protégée).
Les productions fermières se maintiennent, cependant on note un fort repli de la vente directe. Or, le Bassin de Bourg-en-Bresse représente un potentiel de consommateurs important ce qui est un point positif pour le développement des circuits courts de commercialisation. Ainsi, sur les 9 du département de l’Ain, 2 points de vente de ce type ont vu le jour sur le territoire : Ceyzériat (la Panouille) et Châtillon sur Chalaronne (la Marande), financés dans le cadre du Contrat Global de Développement (CGD).
On constate également l’émergence de nouvelles productions comme l'agriculture biologique (AB) et le développement d’une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP).
Les massifs forestiers couvrent près de 24 000 ha (20% du territoire). Cependant, leur localisation est relativement inégale et se concentre principalement dans le Revermont.
Ces espaces varient peu dans le temps et connaissent des évolutions différentes selon les secteurs :
Si le patrimoine sylvicole est globalement limité en terme de surface à l’échelle du territoire, il offre néanmoins un certain potentiel de production. Toutefois, on note un fort morcèlement du parcellaire et un manque d’entretien régulier de la propriété forestière, ainsi que des problèmes de dessertes qui nuisent à l’optimisation de l’exploitation.
Bien que 23 chaufferies « bois énergie » soient déjà opérationnelles sur le Bassin, le bois énergie est une solution dont l’utilisation pourrait être très largement développée tant auprès des opérateurs publics que des particuliers. La présence d’acteurs actifs sur le territoire est un atout incontestable pour la conduite d’actions: Hélianthe, FIB 01, ONF, CRPF, URCOFOR (communes forestières), groupement de sylviculteurs, coopératives forestières, syndicats forestiers, entreprises spécialisées de transport, école du bois de Cormaranche en Bugey...
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